Recommandé

Dans le cadre de la procédure de demande d’asile plusieurs envois sont faits en recommandé. Dans ce cas, le facteur dépose l’avis de recommandé à Coallia un jour J. À partir de J+1 le courrier est disponible à la poste … de Vannes.

Pour les personnes qui nous ont demandé de récupérer leur courrier, l’avis arrive à Lorient (quand Coallia nous le remet). Il faut alors que le destinataire vienne à l’une de nos permanences pour signer l’avis et nous donner une pièce d’identité, ce qui va nous permettre, lors d’un prochain passage à Vannes, de récupérer le courrier.

Sachant que le courrier repart de la poste de Vannes vers son expéditeur à J+16, il est important de ne pas perdre de temps.

Alors quand Coallia nous remet l’avis à J+12 (déposé à Coallia le 19/7 et remis le 1/8) c’est quasiment mission impossible. Dans ce cas précis, il a fallu un aller-retour exprès pour ça ce samedi, pour éviter, d’extrême justesse, qu’il reparte.

Pour celui qui a été déposé à Coallia le 6/7 et nous a été remis le 26/7, on n’a rien pu faire. 🙁

Encore en panne

Une nouvelle fois, le super système de fichage était en panne aujourd’hui.

Résultat, un nouvel aller-retour à  Vannes à prévoir la semaine prochaine.

C’est d’autant plus rageant qu’il s’agissait de renouvellement «post-Rennes», car les attestations délivrées lors de l’enregistrement à Rennes ne sont valables qu’un mois, ce qui est particulièrement stupide parce que, en un mois, rien ne peut avoir bougé.

La veille le système était déjà en panne. Cette fois c’est un aller-retour à Rennes (pour un enregistrement de demande d’asile) qui s’est révélé vain.

Et tout ça à supporter par des gens qui ne perçoivent pas encore l’ADA et ne disposent donc d’aucune ressource, car ces déplacements ne sont nullement pris en charge. C’est lamentable !

Le tour du monde !

Ça y est, nous avons fait le tour du monde !

C’est Michel qui a franchi, mercredi dernier, la quarante millième borne !

Depuis août 2017 nous tenons un tableau des déplacements – à Vannes et à Rennes – pour récupérer du courrier et pour se rendre à des rendez-vous en préfecture, à Coallia ou à l’OFII.

Et bien ce mercredi 11 juillet, un peu mois de douze mois plus tard, le compteur a affiché 40 000 km.

 

Chaînon : chantier coopératif le 24 juillet

Le Chaînon – une structure d’organisation de l’hébergement citoyen pour les exilé·e·s à la rue – se met peu à peu en place.

Ses membres travaillent actuellement à l’ouverture d’une grande maison à Kervignac, prêtée à cette fin. En recherche de fonds, de référents et de personnes pouvant accompagner le projet, ils espèrent ouvrir le lieu à des familles fin Juillet.

D’ailleurs une journée nettoyage et déblayage est prévue le Mardi 24 Juillet à partir de 10 h au 1 rue du Stade à Kervignac. Tout le monde est bienvenu pour donner  un coup de main ! Apporter son matériel (il y a aussi un jardin à nettoyer).

Pour cette maison on recherche des frigos, gazinières, télévision, draps et couvertures, vaisselle … Qu’on se le dise !

Pour tout renseignement : lechainon@paysdelorient.info

«Je ne veux plus me taire»

Suite à une agression raciste à Locmiquélic, des habitants et des associations, organisent, le samedi 14 juillet à partir de 17h, une déambulation suivi d’un pique-nique partagé.

Ils entendent affirmer leur solidarité et dénoncer tous types de violences, qu’elles soient racistes, antisémites, misogynes ou envers les personnes handicapées.

Samedi 14 juillet, à partir de 17 h : événement « Je ne veux plus me taire », autour du bunker du fort de Pen-Mané. Contact : neplusmetaire@gmail.com.

 

L’EESAB fait sa part

Nous avons rencontré le directeur de L’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne (EESAB) du site de Lorient il y a quelques mois pour présenter notre collectif et voir ce qui pouvait être envisagé ensemble.

Bonne nouvelle, nous venons d’être informés que, ce 12 juin 2018, le conseil d’administration de l’EESAB, réuni à Rennes, a décidé de proposer un tarif réduit (10 euros) aux demandeurs d’asile sur l’ensemble des cours publics proposés sur les sites de Brest, Lorient, Quimper et Rennes.

Merci.

Orientations tardives : courrier à l’OFII

Lors de la réunion hebdomadaire du Collectif Accueil en Pays de Lorient, nous décidé d’adresser à l’OFII (avec autorités préfectorales en copie) le courrier suivant :

Bonjour,

Depuis sa création, à l’automne 2016, notre collectif a été plusieurs fois confronté à une gestion problématique de la mission d’hébergement de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration).

Alors que, le jour de l’enregistrement de leur demande d’asile à Rennes, les exilé·e·s se voient expliquer que l’OFII a pour mission de leur faire une proposition d’hébergement – et qu’il leur est demandé de signer une OPC (offre de prise en charge) en blanc à ce sujet -, bien souvent ils vont rester pendant de nombreux mois (plus de six) sans proposition effective.

Bien entendu, sur un tel délai, ils finissent par chercher – et souvent par trouver avec l’aide d’amis ou de bénévoles – une solution à peu près satisfaisante et par s’insérer localement, notamment quand il y a des enfants scolarisés.

Et puis un jour on leur dit qu’ils sont «orientés», c’est à dire souvent déplacés au loin, parfois dans des appartements corrects (CADA), plus souvent (PRAHDA, HUDA, AT-SA …) dans des conditions dégradées par rapport à ce qu’ils avaient réussi à construire . Cette «orientation» n’est pas une proposition mais une notification. S’ils la refusent, ils perdent la totalité de la faible allocation (ADA) qu’ils perçoivent le temps de leur procédure d’asile (moins de 450 euros / mois / personne, dans le meilleur des cas).

Cela nous pose problème. Nous sommes, bien entendu, favorables à ce que l’OFII assure sa mission d’hébergement. Mais quand il n’a pas été en mesure de le faire dans les deux, trois premiers mois de la procédure, nous estimons que les demandeurs d’asile devraient avoir la possibilité d’étudier une éventuelle proposition tardive et soit de l’accepter, soit de la refuser sans préjudice (i.e. sans perte de l’ADA).

Nous nous tenons à la disposition de l’OFII pour discuter les modalités concrètes d’un tel fonctionnement qui éviterait ces «orientations» qui rajoutent du stress, de l’isolement, des ruptures de scolarité ou de formation, à la douleur de l’exil.

Fichue informatique !

Parfois, quand l’OFII, dont c’est le boulot, ne fournit pas d’hébergement en structures ad hoc (CADA, PRAHDA, HUDA, AT-SA), il arrive que la Direction de la Cohésion Sociale mette des gens à l’abri en hôtel.

C’est, à notre avis, une solution onéreuse pour la collectivité et peu satisfaisante pour les personnes concernées (essayez de vivre, de vous nourrir, de travailler … dans une chambre d’hôtel de 7m2 !)

Pourtant, depuis quelques mois, les personnes ainsi hébergées voient la «part hébergement» de leur ADA (162 euros) supprimée au  motif de cette mise à l’abri.

On trouvait déjà ça pas cool et bien on vient d’apprendre pire : une fois supprimée, cette part hébergement ne peut pas être rétablie, même si les personnes ne sont plus en hôtel. «L’informatique ne le permet pas».